La méditation ne date pas d’aujourd’hui, et la gourmandise non plus

Tu imagines un morceau de beurre mou, de la grosseur et de la forme d’un œuf de cane et d’une couleur et d’un parfum purs, posé sur le sommet de ton crâne. En fondant lentement, le beurre te procure une sensation exquise, onctueuse et enveloppante, qui envahit progressivement ta tête, aussi bien en surface qu’à l’intérieur.

Le beurre continue de s’écouler

doucement en enveloppant tes épaules, tes coudes et ta poitrine ; il se répand dans tes poumons, ton diaphragme, ton foie, ton estomac et tes intestins ; il s’écoule le long de ta colonne vertébrale jusque dans tes hanches, ton bassin et tes fesses.

Arrivé là,

l’écoulement (de l’esprit) vers le bas du corps aura entrainé toute la congestion accumulée à l’intérieur des cinq organes et des six viscères, et toutes les douleurs et les souffrances logées dans l’abdomen et les autres parties du corps.

Tu entendras alors distinctement

le son de l’eau qui tombe goutte à goutte. La sensation continuera de se répandre plus bas dans ton corps et baignera tes jambes d’une chaleur bienfaisante, jusqu’à rejoindre la plante de tes pieds où elle s’arrêtera.

Tu dois ensuite refaire cette contemplation.

A mesure que ton énergie vitale s’écoule vers le bas, elle remplit progressivement la partie inférieure de ton corps qu’elle baigne d’une chaleur  pénétrante, ce qui te donnera l’impression d’être assis jusqu’à la taille dans une décoction de plantes rares et odorantes, cueillies et préparées par un savant médecin.

Voici l’histoire de cette merveilleuse méditation

Le maître zen Hakuin vécut de 1686 à 1768. Il a rencontré, un jour, un ermite qui lui a donné ces magnifiques recommandations.

A mon tour,

Je vous recommande vivement cette méditation. C’est tout à fait le genre d’exercice que je fais la nuit lorsque je ne parviens pas à dormir. Et ça marche !

Je vous souhaite d’agréables moments de détente et de bien-être en votre compagnie.

Prenez soin de vous

Je vous aime